Le jour des expiations

Le chapitre 16 du livre du Lévitique décrit les cérémonies qui ont lieu lors de la fête annuelle des expiations. Cette fête occupe encore une place très importante dans le Judaisme moderne, même si les sacrifices d’animaux n’y sont plus offerts. Elle montre que la question de la résolution du péché occupe une place importante dans la conscience humaine. Mais quelle était la signification de la fête des expiations dans l’Ancien Testament? En quoi était-elle différente de la Pâque ou même des autres occasions où l’on offrait des sacrifices d’animaux?

Rappelons tout d’abord le déroulement de cette fête!

  1. Le grand-prêtre se lave et revêt ses vêtements sacrés.
  2. Il offre un taureau en sacrifice pour lui-même et les autres prêtres
  3. Il entre dans le Lieu Très-Saint avec le sang du taureau et fait l’aspersion sur le propritiatoire. En même temps, il fait brûler de l’encens devant le propitiatoire.
  4. Il sort du sanctuaire et offre un bouc en sacrifice pour le peuple. Il entre avec le sang du bouc et en fait l’aspersion sur le propitiatoire.
  5. Il présente un bouc vivant. Il confesse les péchés du peuple et les met sur la tête du bouc avant de l’envoyer dans le désert.

Que signifie ce cérémonial?

  1. Cela signifie tout d’abord que le système de l’Ancienne Alliance est imparfait. Les mêmes cérémonies doivent être renouvelées tous les ans. Une seule cérémonie ne suffit pas. Notons aussi que l’autel du sanctuaire et les instruments de ce culte doivent être eux-mêmes purifiés. Les prêtres de ce système doivent offrir un sacrifice non seulement pour le peuple mais aussi pour eux-mêmes.
  2. L’épître aux Hébreux montre que toutes ces choses n’étaient que des « ombres » des réalités spirituelles et renvoient à Christ. L’oeuvre de Jésus-Christ à la Croix est la réalité signifiée par ces symboles.
  3. Jésus-Christ est entré avec son propre sang dans le sanctuaire véritable (c’est-à-dire céleste) et a accompli une fois pour toute la purification de nos péchés. C’est ce qui est symbolisé par le premier bouc, de même que par le taureau. C’est ce que nous appelons l’expiation des péchés. Sans expiation, pas de pardon!
  4. Ce que le Christ a acccompli est tellement riche que nous avons besoin d’un second bouc pour les symboliser. Ce second bouc qui est chassé dans le désert avec les péchés du peuple sur sa tête montre que Jésus nous a libéré de la culpabilité du péché. Notre conscience a été libérée. Non seulement notre conscience, mais aussi Dieu lui-même renonce a tenir compte de nos fautes.

Mais c’est moi, et moi seul, qui efface tes transgressions par égard pour moi-même, je ne tiendrai plus compte de tes péchés. Esaie 43:25

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