L’homosexualité est-elle un péché?

L’un des maîtres-mots de notre société est la tolérance. Nous vivons dans une monde où les valeurs morales évoluent sans cesse. Ce qui autrefois était inconcevable devient aujourd’hui acceptable. Ainsi il n’est pas étrange que deux personnes du même sexe cherchent la bénédiction de Dieu sur leur vie commune. De nombreuses églises protestantes reconnaissent même les unions homosexuelles comme une forme biblique du mariage.

Il faut avouer que la question de l’homosexualité est compliquée à traiter. Nous voulons dans ce bref article chercher une réponse aux questions suivantes:

  • est-ce que la Bible condamne vraiment l’homosexualité? Ne vise-t-elle pas plutôt la pédérastie?
  • l’homosexualité est-elle une maladie ou est-ce une orientation sexuelle normale?
  • que faut-il penser de l’union fidèle de deux personnes homosexuelles?

Que dit la Bible sur l’homosexualité, la pédérastie?

Disons de prime abord que nous reconnaissons la Bible, Parole de Dieu, comme autorité ultime en matière de foi. Il n’est pas question ici d’affirmer que la religion doit évoluer avec la société. Beaucoup de partisans de l’homosexualité l’ont aussi compris et cherchent à défendre leur cause à partir d’une exégèse des textes. Ils soulignent à cet égard les amalgames qui ont été souvent faits par les commentateurs et citent volontiers le passage suivant:

Ne savez-vous pas que ceux qui pratiquent l’injustice n’auront aucune part au royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : il n’y aura point de part dans l’héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes.
1 Corinthiens 6:9-10

Les deux mots grecs pour pervers et homosexuels peuvent se traduire de la manière suivante: efféminés et pédérastes. Ce ne serait donc pas une union homosexuelle entre deux adultes responsables qui serait visée, mais une perversion sexuelle entre un adulte et un adolescent. Nous pensons que cette exégèse est possible et que l’apôtre Paul avait à l’esprit une pratique courante dans la Grèce Antique, cependant ce passage ne peut s’appliquer à toutes les relations homosexuelles qui sont mentionnées dans l’Ecriture.

Aussi bien l’Ancien Testament que le Nouveau considèrent les relations homosexuelles en général comme répréhensibles, tout comme ils considèrent aussi les relations sexuelles extra-maritales comme illégitimes. En d’autres termes, la Bible ne conçoit la pratique de la sexualité que dans le cadre du mariage hétérosexuel.

Citons quelques passages qui réprouvent l’homosexualité en général:

Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; c’est une abomination.
Lévitique 18:22

Les pratiques homosexuelles entre adultes étaient certes courantes, mais dans l’esprit des gens elles étaient de nature répréhensible, ainsi Loth, le neveu d’Abraham, de s’exprimer:

Quand ils furent sur le point de se coucher, la maison fut encerclée par les gens de la ville : tous les hommes de Sodome, jeunes et vieux, étaient venus là des différents quartiers de la ville. Ils appelèrent Loth et lui demandèrent : Où sont ces hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous couchions avec eux ! Loth sortit sur le pas de sa porte et referma la porte derrière lui. Non, mes frères, leur dit-il, je vous en supplie, ne commettez pas le mal !
Genèse 19:4-7

L’homosexualité est-elle une maladie ou est-ce une orientation sexuelle normale?

Il existe certes des personnes qui ont des problèmes de personnalité ou qui éprouvent depuis leur enfance une attirance pour des personnes du même sexe. Il faut cependant souligner que la pratique homosexuelle est dans bien des cas un choix assumé.

Dans sa lettre à l’église de Rome, l’apôtre Paul montre que les pratiques homosexuelles sont une conséquence de l’ignorance de Dieu qui est en l’homme depuis la Chute:

Voilà pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions avilissantes : leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature. Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres ; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements. Ils n’ont pas jugé bon de connaître Dieu, c’est pourquoi Dieu les a abandonnés à leur pensée faussée, si bien qu’ils font ce qu’on ne doit pas.
Romains 1:26-28

Cependant il faut bien faire une distinction entre la tentation et la pratique. Une personne qui ressent une pulsion homosexuelle ne pèche pas tant qu’elle ne pratique pas son homosexualité. Une telle personne peut très bien épouser une personne de l’autre sexe et vivre sa sexualité dans le cadre du mariage. Elle n’est pas différente en cela d’un hétérosexuel qui aura lui-même à lutter contre des pulsions adultères. Ce n’est pas la tendance qui est un péché, mais la pratique.

L’union fidèle de deux personnes homosexuelles est-elle légitime?

Que dire de l’union de deux personnes du même sexe qui éprouvent de l’amour l’un pour l’autre et veulent vivre fidèlement ensemble?

Il nous faut éviter les amalgames: la Bible ne condamne pas l’amitié de deux hommes ou de deux femmes. Nous trouvons de nombreux exemples dans l’Ecriture:

  • Ruth la Moabite aimait sa belle-mère comme sa propre vie.
  • David ressentait une amitié profonde pour Jonathan, le fils du roi Saül. Rien ne laisse cependant entendre qu’ils ont eu des relations sexuelles.
  • L’apôtre Jean était un ami très proche de Jésus. L’Ecriture est aussi claire sur la moralité du Fils de Dieu.

Ce que l’Ecriture condamne, c’est la pratique de la sexualité dans une telle communauté de vie.

Peut-on avoir des tendances homosexuelles et vivre en chrétien?

La réponse est oui ! Tout chrétien, même hétérosexuel, doit tenir sa sexualité en bride et compter sur l’aide de Dieu pour mener une vie pure et sainte. Les chrétiens célibataires sont invités à avoir des relations pures et amicales avec les personnes de l’autre sexe. Un chrétien de tendance homosexuelle doit faire de même avec les personnes de son propre sexe.

Ce que Dieu veut, c’est que vous meniez une vie sainte : que vous vous absteniez de toute immoralité ; que chacun de vous sache gagner une parfaite maîtrise de son corps pour vivre dans la sainteté et l’honneur, sans se laisser dominer par des passions déréglées, comme le font les païens qui ne connaissent pas Dieu.
1 Thessaloniciens 4:3-5

4 réflexions sur “L’homosexualité est-elle un péché?

  1. Bénédiction des unions sodomites
    Etat des lieux

    Non contents qu’on les tolère,
    encore faudrait-il qu’on les applaudisse.
    (Bossuet)

    Le rejet de l’Église de toute bénédiction d’union gaye, loin de se cantonner à un simple refus puritain, engage toute la conception chrétienne de la personne. En effet, la notion de personne est au coeur de sa Foi, trinitaire et christologique(Mounier, Margerie, Maritain). Elle synthétise les concepts d’espèce(sexualité/autre) et d’individu(liberté/même), au sein de l’idée de relation, ou de réciprocité. Car, la personne est ce lieu d’échange unique, entre les autres et soi-même, au moyen de la réciprocité, qu’implique le langage(Habermas).

    Au contraire, le Capital, nerf de la contestation sodomite, propose la réduction de l’homme à la simple notion de propriété, ravalant la personne, au rôle d’unité de travail, production ou consommation(Marx). Car, la négation de la reconnaissance, étatique, voire chrétienne, de la spécificité sexuelle, promeut l’indifférenciation termitière, l’uniformisation atomistique de la société, garantissant la victoire idéologique d’un seul pôle de valeur: le travail, la marchandisation de l’homme, par le Capital. Déjà, l’Eglise s’était élevée, au XIXe siècle contre le travail des femmes et des enfants(Rerum novarum, entre autres). Faudra-t-elle qu’elle reprenne ce débat, à nouveaux frais, face à cet avatar, en ce XXIe siècle?

    Autrement dit, l’Eglise défend le droit(Rom.13/1-6, John Knox), tandis que le Capital défend la struggle for life, la loi du plus fort(Darwin). Car, en concevant l’homme, en tant que personne, sexe et liberté, elle protège le microcosme politique, que constitue la famille, où la violence, le mâle, est structurée par le Bien commun domestique, la protection de sa femme et de ses enfants. Ce Bien commun se décline, logiquement, en termes d’équivalence des personnes, portée par l’idée de réciprocité, comprise dans l’exercice du langage.

    Aussi, en alimentant la polémique entourant la bénédiction chrétienne des unions gayes, les organisations sodomites, et autres militants du même acabit, font le jeu de l’idéologie dominante, dictée par le Capital. C’est cette idéologie que l’Eglise rejette et rejettera toujours, en refusant toute bénédiction de quelqu’union autre qu’hétérosexuelle, au nom de l’âme de sa Foi: la notion de personne(Kierkegaard). On comprendra, donc, aisément, que les réactionnaires ne sont, peut-être, pas du côté où on prétend qu’ils se trouvent…(Gn.19/1-29, ITim.1/8-11, Ez.16/49, Jn.8/30-36)

  2. DE ZORZI

    à mon humble avis, pour ceux ou celles que cela concerne l’homosexualité est un péché plus ou moins grave selon le degré de conscience de ceux ou celles qui pratiquent cette forme de sexualité, comme les pratiques adultères, de groupes, échangistes, pédophiles, zoophilies, incestueuses….

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