Emmanuel – Dieu avec nous

Lorsque Jésus est né à Bethléem, l’évangéliste Matthieu nous précise qu’une vieille prophétie du prophète Esaïe a été ainsi accomplie:

Tout cela arriva pour que s’accomplisse cette parole du Seigneur transmise par le prophète : Voici, la jeune fille vierge sera enceinte. Et elle enfantera un fils que l’on appellera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu est avec nous.
Matthieu 1, 23 – Esaïe 7, 14

Mais si cet enfant devait s’appeler Emmanuel, pourquoi Jésus s’appelle-t-il en fait en hébreu Yeschoua (c’est-à-dire « Dieu sauve »)?

Le nom Emmanuel doit être compris comme une sorte de programme. L’enfant qui devait naître, serait Dieu fait homme. Et c’est bien ce que Jésus-Christ est: la deuxième Personne de la Trinité divine a pris la chair d’un homme et, par sa vie parfaite, sa mort expiatoire sur la croix et sa résurrection, il nous a rendu Dieu propice. Il a ainsi comblé l’abîme qui nous séparait du Dieu saint. Lire la suite

Les 5 points du calvinisme: l’élection inconditionnelle

Le second point du calvinisme, l’élection inconditionnelle, est la conséquence logique du premier point: si l’homme est totalement dépravé et ne peut trouver Dieu par ses propres moyens, il faut que Dieu lui-même le retire de son état de perdition. Dieu le fait tout d’abord en faisant porter son choix sur lui. Ensuite il faut que Dieu appelle le perdu à Lui. La question qui se pose est la suivante: quelle est la part de l’homme dans ce choix? Dieu appelle-t-il les hommes au sujet desquels Il sait qu’ils coopèreront à Sa grâce? Le fait-il indépendamment de leur décision?

La doctrine calviniste de l’élection inconditionnelle affirme que Dieu choisit les hommes qu’Il veut sauver, et cela, indépendamment de leur bonne volonté. Pourquoi donc? Très simplement parce que les perdus n’ont malheureusement pas de bonne volonté du tout.

Cet enseignement a toujours été difficile à accepter. Certains l’ont critiqué même de façon très virulente, par exemple l’Arminien Dave Hunt dans son livre « What love is this? ». Hunt soutient que Dieu serait un Dieu totalement injuste s’ Il avait la possibilité de sauver tous les hommes et qu’en fait Il n’en sauverait que quelques uns, selon son bon plaisir. Lire la suite

Les 5 points du calvinisme: la dépravation totale de l’homme

Dans notre série d’articles sur les 5 points du calvinisme, nous commençons en traitant la question de la dépravation de l’homme.

Que faut-il entendre par dépravation?

Le mot dépravé a généralement dans notre vocabulaire une connotation très négative. Un dépravé est quelqu’un sans règles morales et qui mène une vie dissolue. En fait, le sens théologique est assez différent. Quand on dit que l’homme est dépravé, il ne faut pas entendre par là qu’il n’a rien de bon en lui, mais plutôt qu’il est affecté par le péché de manière héréditaire. A partir du moment où Adam, le premier homme, a péché, cette inclination au mal s’est communiquée à ses descendants. Ainsi chaque homme, à sa naissance, hérite de ses parents une nature qui le pousse à commettre le mal. Lire la suite

La création du monde

creationS’ il y a bien une histoire dans la Bible qui fait sourire la plupart de nos contemporains, c’est le récit de la Création du monde. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil sur le débat qui oppose aux Etats-Unis les défenseurs du créationisme aux partisans de la théorie de l’évolution. Parce qu’ils veulent imposer l’enseignement de leurs thèses à l’école, à côté de la théorie de l’évolution, les créationistes sont qualifiés de dangereux rétrogrades et relégués à la sombre période moyen-âgeuse. Comment ces gens-là peuvent-ils encore douter d’une théorie, dont le caractère scientifique est pratiquement établi?

En fait, le problème est à prendre au sérieux, car il en va de la crédibilité de la Bible. Si le Livre des livres ne contient que des mythes, comment pourrait-il être considéré comme la Parole de Dieu? Comment pourrait-il exercer une autorité sur ma vie dans les questions ayant trait à la foi? Lire la suite